Jo Lagaffe.
Il apparu à moi avec ses grand yeux de girafes. Il pleuvait ce jour là me semble til. Les arbres chantonnaient une drôle de musique et lui avait cette démarche féline de celui qui attend sa proie. Il tournait autour de moi, sifflait un air de savane et d’hachis Parmentier. Je l’aimais il me semble parce qu’il était comme ces animaux qu’on admire mais dont on a peur. Je me rétracta avec méfiance, il m’attrapa par ma culotte en coton bleu et me souleva dans les air. Ses lèvres s’ouvrirent et j’aperçues ses dents en couleurs d’arc en ciel. Sa bouche devait être une réserve ensoleillée aux lendemains de pluie pour que l’arc en ciel s’y dépose. J’avais la tête en bas et je n’eus de choix que de l’embrasser. Sa bouche avait la saveur des guimauves, des barbes à papa et le vertige que procurent les manèges. Il devait me trouver bien fade. Je sentis son doigts s’allonger comme par enchantement sur tout le long de ma colonne vertébrale. Il pleuvait mais l’été était rentré en moi et je transpirais comme une collégienne. Je n’eux pas le temps de gouter toutes les saveurs de sa bouche parce qu’il me lâcha dans une flaque et rigola de me voir toute émoustillé. Pas de danse à gauche à droite. Pas de danse à gauche.
Mais que me voulait cet étrange homme ? Son nez devint une longue trompe qui me déshabilla. J’étais à présent nu et tremblante mais je n’avais pas peur. Sa trompe fit tomber sur moi une pluie de bonbons de toutes les formes inimaginables : des chaises, des lampes, des cœurs, des fleurs, des minis ordinateurs… J’ouvrais la bouche je voulais tous les toucher, les effleurer, les caresser. Mais alors qu’une mini lampe tomba dans ma bouche je me transformai en lampe. Et je deviens sa lampe qui l’éclaira dans ses nuits. Il prit soin de moi, et j’eus la chance d’avoir touts les jours ses mains en verre le long de mon corps. Quel bonheur monsieur arc en ciel !
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